Economie

Curiosités du marché du travail paraguayen : préférence croissante pour les travaux publics, pesant moins sur le pouvoir d’achat

Récemment, l’Organisation internationale du travail (OIT) a publié une publication intitulée « Panorama Laboral 2023 – Amérique latine et Caraïbes », qui présente un résumé des tendances régionales dans ce domaine. L’un des points qui ont été mentionnés à propos du Paraguay est que, parallèlement à la croissance survenue ces dernières années, la réputation des travailleurs du secteur public a été altérée.

Avec les données publiées dans la presse, on constate qu’entre 2022 et 2023, en prenant en compte le premier semestre de chaque année, une augmentation de 7,6% a été enregistrée du nombre d’agents publics. Sur la même période, le nombre d’employés du secteur privé n’a augmenté que de 6,4% selon le rapport de l’organisme multilatéral.

De même, si l’on considère le premier semestre de chaque année, le nombre de travailleurs du secteur public a augmenté de 21,6% au cours de la première moitié de la période 2019-2023, tandis que le nombre de travailleurs du secteur privé n’a augmenté que de 11,5%. Ces chiffres dénotent clairement une préférence des travailleurs paraguayens dans le pays, notamment pour les travailleurs des entreprises privées.

A noter que cette croissance des capacités des agents publics, tant en 2023 qu’à l’approche de 2019, est la plus prononcée de la région. Au cours des cinq dernières années, le pays de la région après le Paraguay est l’Argentine, dont la proportion de personnes employées dans le secteur public a augmenté de 15,3%, tandis qu’au Chili, elle a augmenté de 10,5%.

De forme informe, il convient d’attirer l’attention sur le fait que cette préférence pour les travailleurs du secteur public est contrebalancée par le fait que les salaires réels sont en baisse depuis la pandémie. Cela signifie que les arrivées de personnes employées dans l’État ont augmenté moins que l’inflation ces dernières années, en déficit depuis 2020 et en gardant la pandémie de Covid-19 comme référence.

En considérant l’année 2012 comme « base 100 », on peut constater qu’en 2015, 2016 et 2017, le salaire réel moyen du secteur public au Paraguay a augmenté. Cependant, à partir de 2018 en avance, et avec plus de notoriété dans les années 2019 et 2020, cet indice est plus faible et en 2022 il sera de 98 points, dit-on, avec une moyenne inférieure à celle des années précédentes.

En revanche, dans le secteur privé, l’indice a atteint un point de 97,7 en 2020 – pendant la pandémie -, les années suivantes, il s’est redressé à 99 en 2021 et a atteint 106 en 2022. Pour l’année précédente, les prévisions de salaires réels étaient supérieures à en 2012 dans le secteur privé, contrairement au secteur public, où ce remède a été suivi d’une réduction.

Au niveau général des salariés, et en utilisant toujours l’année 2012 comme « base 100 », on suppose que l’indice des salaires mensuels réels moyens dans notre pays se situe à 103,7 pour 2022 ; On dit 3,7 points pour les premiers il y a dix ans.

D’autres divisions qui composent la personne informe doivent être comparées à la proportion de travailleurs selon leur niveau d’éducation : adéquat, sous-qualifié ou surqualifié. Par coïncidence, notre pays présente le niveau d’emploi secondaire le plus élevé d’Amérique du Sud, avec 40 % de la population totale occupée. En revanche, le segment surdimensionné ne représente qu’un peu plus de 10 %.

Contrairement à la moyenne régionale, on sait que la proportion de travailleurs sous-catégorisés en Amérique latine n’est que de 27,9 % (contre 40 % au Paraguay). En revanche, la proportion de travailleurs suremployés est de 18 % en moyenne dans la région ; tandis qu’au Paraguay, il n’y a qu’un peu plus de 10 % d’employés qualifiés pour leurs fonctions.

« Les avis et les désirs tant évoqués en termes de qualité et de pertinence de l’éducation et des capacités dans la région ont un impact direct sur la productivité », souligne l’information qui précède cette hypothèse.

« En fin de compte, la formation et les capacités sont essentielles à chaque étape de la vie et, en ce sens, le compromis des individus, des entreprises, des centres de formation et des gouvernements est nécessaire. Ces derniers, en particulier, remplissent un rôle important dans la région compte tenu des grandes attentes qui s’observent dans l’accès à une formation de qualité », affirme l’OIT à propos de l’importance de la formation dans le secteur du travail.