Finance

Récession de l’inflation, croissance résistante, mais avec les risques actuels : les clés de l’économie mondiale

L’horizon est rempli d’espace. L’économie mondiale entame sa descente finale vers une douce terreur, avec une inflation en baisse constante et une croissance qui résiste. Toutefois, le rythme de l’expansion reste lent et des perturbations peuvent survenir.

Au cours du second semestre de l’année dernière, l’activité économique mondiale a été résiliente, les facteurs d’offre et de demande se reflétant dans les principales économies.

Du côté de la demande, la plus grande solidarité du secteur public et privé du gaz a soutenu l’activité économique, pesant sur les conditions monétaires restrictives.

Du côté de l’offre, l’augmentation de la participation au marché du travail, le rétablissement des cadenas ministériels et la baisse des prix de l’énergie et des matières premières ont eu des effets positifs, pèsent sur des rénovations géopolitiques incertaines.

Cette résilience va se poursuivre. Selon nos prévisions de base, la croissance mondiale se stabiliserait à 3,1% cette année, soit une amélioration de 0,2 point de pourcentage par rapport aux prévisions d’octobre, avant d’augmenter légèrement à 3,2% l’année prochaine.

L’inflation continue de diminuer. En ce qui concerne l’Argentine, le niveau général d’inflation à l’échelle mondiale diminuera de 4,9% cette année, ce qui représente une réduction de 0,4 point de pourcentage par rapport à la projection d’octobre.

L’inflation, hors volatilité des prix des produits alimentaires et de l’énergie, suit également une tendance à la baisse. Dans les économies avancées, l’inflation générale et faible se situera en moyenne autour de 2,6 % cette année, une valeur recherchée par les taux d’inflation des banques centrales.

L’amélioration des perspectives a modéré les risques, désormais équilibrés.

Riesgos al raise:

  • La désinflation pourrait se matérialiser plus rapidement que prévu, car tous les marchés du travail continuent de fléchir et les anticipations inflationnistes à un court plateau restent sur une tendance à la baisse, ce qui permettrait aux banques centrales d’assouplir leur politique monétaire au préalable.
  • Les mesures d’assainissement budgétaire annoncées par les gouvernements pour 2024-2025 pourraient subir des retards, car de nombreux pays répondent de plus en plus à la nécessité d’augmenter les dépenses publiques cette année avec des élections plus historiques. Cela pourrait stimuler l’activité économique, mais aussi exposer l’inflation et augmenter les risques de chocs plus importants.
  • Plus largement, l’amélioration rapide de l’intelligence artificielle pourrait potentiellement inverser le changement et stimuler une augmentation rapide de la productivité, rendant les usines très difficiles pour les travailleurs.

Riesgos à la basse :

  • En raison du regain de tensions géopolitiques, notamment au Moyen-Orient, de nouvelles perturbations de l’approvisionnement et des matières premières pourraient survenir. Les coûts de transport entre l’Asie et l’Europe ont considérablement augmenté, les débarquements en mer Rouge obligeant les ports de fret à parcourir l’Afrique. Même si les perturbations sont désormais limitées, la situation reste instable.
  • Une inflation subyacente pourrait être plus persistante. Le prix des biens reste à des niveaux historiquement élevés par rapport au prix des services. L’ajustement pourrait se matérialiser sous la forme d’une inflation des services plus persistante – et plus générale. L’évolution des salaires, notamment dans la zone euro, où les salaires négociés continuent d’augmenter, pourrait accroître la pression sur les prix.
  • Les marchés font preuve d’un optimisme excessif quant à la possibilité de produire des stocks de taux d’intérêt à court terme. Si les inversionnistes reconsidèrent leur opinion, les taux d’intérêt à grande échelle en souffriront, et ils voudront faire pression sur les gouvernements pour qu’ils mettent en œuvre une consolidation budgétaire plus rapide, ce qui pourrait avoir un impact négatif sur la croissance économique.

Défis pour la politique économique

Face à la baisse de l’inflation et à la stabilité de la croissance, le moment est venu de trouver un équilibre. L’analyse montre qu’une part considérable de la récente désinflation a été provoquée par une baisse des prix de l’énergie et des matières premières, et non par une réduction de l’activité économique.

Étant donné que des cycles de contraction monétaire ont généralement lieu dans l’activité économique, il est pertinent de se demander à quoi ressemble le document de politique monétaire. La réponse est que ces effets ont été entendus via des canaux supplémentaires.

En premier lieu, le rythme accéléré de l’endurance a contribué à convaincre les citoyens et les entreprises qui ne pouvaient pas permettre que l’inflation élevée se consolide. Cela a évité une escalade persistante des anticipations inflationnistes, contribué à ralentir la croissance des salaires et réduit le risque d’une spirale des prix et des salaires.

Deuxièmement, la synchronisation inhabituelle de la contraction monétaire a réduit la demande mondiale d’énergie, provoquant directement une baisse de l’inflation générale.

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